À quand une librairie équitable et bio ?


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À quand une librairie équitable et bio ?

— Non, mais tu sais, moi, c’est fini, mon café, je l’achète avec le commerce équitable : je préfère mettre 3 euros de plus et savoir qu’en famille en Bolivie va pouvoir manger et vivre correctement à cause de moi. Je crois qu’à un certain moment, il faut faire des choix. Je boycotte aussi les magasins de vêtements qui exploitent des travailleur(e)s dans des pays pauvres.

— Et tes livres, tu les achètes où ?

— Sur Amazon bien sûr, il n’y a pas de frais de port ! Je vais voir chez mon libraire du coin, je feuillette et puis, rentré chez moi, je commande ce que j’ai repéré en ligne…

Cherchez l’erreur… !

Moi qui suis auteure, j’ai malheureusement souvent rencontré cette situation : je discute avec une petite libraire sympa et passionnée chez qui je fais une dédicace et  qui va devoir mettre la clé sous la porte faute de rentabilité suffisante, elle ne se paie plus depuis 2 ans et cela devient impossible, elle a une famille à nourrir.

Il faut savoir que les librairies indépendantes sont statistiquement les commerces les moins rentables (avant-dernier avant les merceries !) . Cela n’a rien à voir avec les commerces de lunettes, par exemple, qui sont tout en haut de la liste.

D’un autre côté, j’entends des auteur(e)s qui se plaignent de n’avoir que des miettes de droit d’auteur(e)s à condition qu’on leur verse ! 5% au maxi 10% alors que c’est elles et eux qui ont écrit le livre.  Quand on sait que les tirages moyens sont de 500 ou 600 exemplaires… Attention, je ne dis pas les ventes !! Car, on aura, avec le ballet des “offices,” au moins 30% de pilon … La surproduction est là : 200 livres sortent PAR JOUR (sans compter les autoédité(e)s !!)  autant dire que l’auteur(e) travaille pour la gloire…

Je réponds à cet ami  qui me parle de son café équitable bolivien :

— Tu sais, tu peux aussi avoir un comportement “équitable” pour une famille de libraire français ! Et si tu tiens absolument à acheter en ligne, il y a nombre de sites de libraires indépendants chez qui tu peux le faire. https://www.librairiesindependantes.com/  par exemple, mais il y en a d’autres ! Seulement, oui, tu vas payer 3 euros de frais de port… Comme pour ton café …  et tu paieras aussi la famille de postier(e)  ou livreur(e) qui fera le travail de transport du livre… Aider une famille bolivienne avec un logo “commerce équitable”, cela te parait juste mais une famille française de libraires ! Cela fait quand même moins “équitable” et pourtant c’est exactement la même chose.  Tu noteras que ni le café, ni le livre ne sont indispensables à la vie, mais ce sont des petits plaisirs tellement vitaux en même temps !

Veux-tu que les libraires des petites villes ou des quartiers disparaissent tous ? Remplacé(e)s par des chaines de vêtements à bas coûts fabriqués par des enfants ou des travailleur(e)s exploités ?

Alors, ce serait quoi alors une librairie équitable et bio ?

Une librairie où chacun gagne son pain, où le bilan carbone (logistique des livres, pilon) serait réduit au minimum… Pourquoi pas une impression sur place avec du papier recyclé qui n’abat pas les arbres de la forêt amazonienne ? Avec un  bon stock dans les rayons évidemment… Sinon, ce ne serait plus une librairie !

Cela donnerait donc un prix du livre qui se répartirait équitablement entre l’auteur(e) (30%), le libraire (30%) et l’éditeur (20%), le restant allant à l’achat de la machine à imprimer qui est très onéreuse. Il peut aussi ne pas y avoir d’éditeur du tout car l’auto-édition serait également bien présente dans les rayons  à égalité avec les livres d’éditeurs : des livres choisis avec soin par le libraire dont c’est le métier. On proposerait au personnel du distributeur de se reconvertir dans l’entretien des  machines  ou leur fabrication … On garderait la diffusion et un  petit nombre de “repré” qui seraient directement employé(e)s par un groupe d’éditeurs, réduisant les coûts.

Un lieu de rencontres et d’échanges conviviaux, avec des dédicaces, des rencontres. Et, comme pour les restaurants solidaires, non pas un frigo de nourriture donnée, mais une étagère réservée aux livres gratuits où les clients apporteraient ceux qu’ils ont envie de donner pour les personnes qui n’ont pas le budget pour en acheter…

On pourrait même peut-être y boire un café équitable de Bolivie 😉 ? Pourquoi pas ?

La Villa aux Oiseaux parution en gros caractères

La Villa aux OIseaux tome 1
Editions Encre Bleue Large Vision

LA VILLA AUX OISEAUX PARUTION EN GROS CARACTERES :

J’ai le plaisir de vous annoncer la parution d’une nouvelle édition de La Villa aux Oiseaux,  (l’édition chez BoD est toujours disponible bien sûr !)  aux Editions Encre Bleue Large Vision en gros caractères.  Vous pouvez  l’acheter directement sur le site de la maison d’édition  sur internet : https://www.largevision.fr/ ou le commander en librairie ou encore demander à votre bibliothèque de le commander. En effet, cette édition en gros caractères pour les personnes malvoyantes ou qui aiment avoir un confort de lecture est destinée en grande partie aux bibliothèques. En fait, elles ont toutes un rayon “Large Vision/ GROS CARACTERES”.

Sur le site de l’éditeur vous pouvez même lire un extrait 🙂  Profitez-en ! Vous avez reconnu la Villa aux Oiseaux sur la couverture, elle est belle la maison du faubourg 🙂 !

J’avoue que j’aime bien lire moi-même des romans “en gros caractères”  et nous sommes nombreux(e) à le faire même si nous n’avons pas de souci de vision. C’est un confort de lecture et cela évite de mettre ses lunettes !

EDITION ENCRE BLEUE LARGE VISION :

Cette maison d’édition est une spécialiste des livres en gros caractères, c’est une des pionnières en la matière, elle possède un large catalogue de livres en gros caractères : n’hésitez pas à regarder les autres titres du catalogue : https://www.largevision.fr/

UNE EDITION POUR LES BIBLIOTHEQUES :

Si vous souhaitez que mon roman puisse être lu largement par un public varié, je vous propose de mettre ce titre dans le cahier de demandes de commandes de votre Bibliothèque municipale, de village ou de quartier. Donc, il suffit d’inscrire le titre “La Villa aux Oiseaux, Isabelle Desbenoit, 2018, éditions Encre Bleue Large Vision”.

Merci donc à vous de parler à votre bibliothécaire de cette parution pour alimenter ainsi le rayon “Gros caractères, Large Vision” et bonne lecture élargie 🙂 ! 

Parution du livre : La Douceur de Vivre en Roannais

tome 4 La Villa aux Oiseaux
La Douceur de Vivre en Roannais

Parution du livre : La Douceur de Vivre en Roannais

J’ai le plaisir de vous annoncer le sortie du Tome 4 (le dernier) de la Villa au Oiseaux : La Douceur de Vivre en Roannais.

Les héros retraités du Faubourg Mulsant vont vous faire vivre encore de beaux moments d’évasion et vous allez découvrir ou (re) découvrir la région roannaise  et même un peu plus loin…

A découvrir en libraire (Distribution Sodis, base Dilicom) ou sur internet (en e-book ou version papier) sur tous les sites marchands de livres. Promotion pendant 8 semaines : l’e-book est à 0.99 euros !

Voici la quatrième de couverture :

tome 4 Villa aux Oiseaux
La Douceur de Vivre en Roannais

Vous retrouverez évidemment aussi bien en librairie ou sur internet les trois premiers tomes :

La Villa aux Oiseaux (Tome 1)

Croisière sur le Queen Mary II (Tome 2)

New York, en souvenir d’Emile (Tome 3)

DEDICACES EN Roannais :

  • Vendredi 27 avril 2018 16h-18h, LIBRAIRIE MAYOL, 12 rue Charles de Gaulle, 42300 ROANNE 
  • Samedi 28 Avril  2018 14h30 -18h, LIBRAIRIE FORUM MIROSE, 3 rue Charles de Gaulle, 42300 ROANNE
  • Dimanche 29 Avril 2018 10h – 12h, LIBRAIRIE BALLANSAT, 69 rue de Gruyères, 42 370  RENAISON

Bonne lecture ! Vous allez savoir comment tout cela se termine ! Suspense 🙂 !

Isabelle Desbenoit : Dédicaces 2018

livre I. Desbenoit
une plume de Colombe

Chèr(e)s Ami(e)s Lectrices et Lecteurs,

Isabelle Desbenoit : Dédicaces 2018

Outre le nouveau recueil de Nouvelles paru fin 2017, le Tome 4 de la Villa aux Oiseaux, le dernier de la série (“La douceur de vivre en Roannais”) paraitra très prochainement (parution effective en février 2018). Vous pourrez donc vous le faire dédicacer avec les 11 autres livres de ma collection !

Oui ! Il y aura bien des séances de dédicaces en 2018. Je mets celles qui sont déjà prévues et je rajouterai au fur et à mesure :

Salon LIVRE PARIS : Dimanche 18 Mars 2018 de 16h à 18h au stand BoD.

Et ensuite dès que sera disponible le livre “La Douceur de vivre en Roannais” : il est disponible ! commandez vite !

tome 4 La Villa aux Oiseaux
La Douceur de Vivre en Roannais

DEDICACES EN Roannais :

Vendredi 27 avril 2018 16h-18h, LIBRAIRIE MAYOL, 12 rue Charles de Gaulle, 42300 ROANNE

Samedi 28 Avril 2018 14h30 -18h, LIBRAIRIE FORUM MIROSE, 3 rue Charles de Gaulle, 42300 ROANNE

Dimanche 29 Avril 2018 10h – 12h, LIBRAIRIE BALLANSAT, 69 rue de Gruyères, 42 370 RENAISON

Au plaisir de vous rencontrer pour que vous puissiez choisir un livre parmi la douzaine que je présente (cf. sur la colonne de droite) et pour celles et ceux qui me lisent assidument et que je remercie beaucoup, d’avoir les deux derniers.

à bientôt !

Auteur(e)s d’aujourd’hui : faut-il adopter un style d’écriture « à la mode » ?

Auteur(e)s d’aujourd’hui : faut-il adopter un style d’écriture « à la mode » ?

Les fêtes approchent, je n’ai pas résisté à illustrer cet article avec cette magnifique boule givrée.. qui n’a rien à voir avec le sujet de cet article mais elle est si jolie 🙂 !

Cette semaine un article dans un hebdomadaire faisait le constat que le passé simple n’était plus enseigné (hormis la troisième personne en primaire) et vu seulement en troisième ! C’est une réforme de 2016, je crois qui le demande…

Ainsi, les élèves doivent lire des textes où l’on emploie le passé simple sans l’avoir appris… Je subodore que c’est pareil pour l’imparfait du subjonctif…

J’avais déjà parlé du SEO (la manière de référencer les textes sur le net) qui demande des phrases courtes. Nombre d’éditeurs préfèrent des textes « grand public » avec des phrases courtes et un vocabulaire très courant.

Il faut que les textes soient « vendeurs » et compréhensibles par toutes et tous…

Oui, mais enfin, on n’est pas en train d’appauvrir notre langue là ?

L’exemple qui circule régulièrement sur le net, ce sont les fameux romans d’aventures pour enfants « club des cinq » qui ont été réécrits en « langage courant » et bien sûr le passé simple a disparu. Pauvre Enid Blyton… Pourquoi oser changer le style d’un auteur(e)  jeunesse et pas d’un auteur(e) pour adultes ? Je trouve cela effroyablement irrespectueux, et inamissible en prenant les enfants pour des imbéciles … 

Si les enfants lisent régulièrement et sont entraînés à la lecture, ils n’ont absolument aucun mal à lire les « club des cinq » dans leur version originale…

Cher (e) s ami(e)s auteur(e)s qui aimez les belles lettres, les mots et leur diversité, leur élégance, vous qui cherchez et trouvez le mot juste même si celui-ci ne fait pas partie des deux cents mots qu’il faut pour se faire comprendre dans la vie courante, vous qui aimez décrire des endroits, des émotions, des situations avec des mots évocateurs, préparez-vous, à être « réécrit » ! Votre langage n’est plus accessible, votre vocabulaire trop compliqué… !!

Quels seront les prochains temps, jugez trop élitistes, que l’on apprendra plus aux enfants ? Finiront-ils avec le présent pour seul bagage ?

Et si l’on réagissait, si les auteur (e) s refusaient ces « coupes » de mots jugés « trop difficiles » ou ces phrases trop longues. Et si l’on faisait le pari que nos enfants, même s’ils ont des tablettes et des smartphones, peuvent aussi se laisser emporter par un style qui ne satisfait pas au diktat de la mode : phrases courtes, langage très courant ?

Non, il n’y a pas 200 mots dans la langue française mais environ 32 000 !

Voilà quelques lignes pour vous interroger, cher(e)s auteur(e)s d’aujourd’hui, débutants ou confirmé(e)s, sur votre manière d’écrire…

Pour moi, bien humblement, j’avoue : oui, j’emploie encore le passé simple, j’allais dire assez « naturellement » dans mes récits au passé et si mon vocabulaire est limité, je cherche sans cesse à l’enrichir et je n’en prive pas mes lecteur(e)s. J’adore d’ailleurs lire des livres au vocabulaire et au style riches et je suis tellement contente de découvrir certains mots que je ne connais pas encore !

Nos enfants ne pourraient-ils plus apprendre notre langue comme nous nous l’avons appris avec tous ses temps et tous ses mots ? Pour quelle raison ?

Regardez par exemple, cette autre langue qu’est la musique : va-t-on supprimer des notes parce que le solfège est trop compliqué ? Supprimer le DO et le FA pour simplifier ?

Et puis en maths, on pourrait aussi supprimer deux ou trois chiffres pour simplifier aussi ? Le 4 et le 8 ?

« Ce qui se conçoit aisément s’énonce clairement » : encore faut-il avoir les mots pour le dire et les avoir appris ! « tout est langage »

Allez à vous la parole sur ce blog en commentaire ou sur FB ! Avec les mots et les temps que vous voudrez;) !

Salon Lire en Poche versus Salon de Buzet sur Baïse !

Salons du livre :  Lire en Poche versus  Buzet sur Baïse !

Par un amusant hasard du calendrier, je suis allée ce samedi 7 octobre 2017 au salon “Lire en Poche” de Gradignan comme lectrice. Le lendemain, dimanche 8 octobre 2017, j’étais au salon de Buzet en Baïse en tant qu’auteure…

Il est intéressant de faire un article en comparant les deux salons et les expériences. En effet, deux genres de salons très différents. Les auteur(e)s ou futur(e)s auteur(e)s pourront ainsi avoir quelques infos de mon cru.

Lire en Poche est le gros salon organisé pour les éditeurs traditionnels chaque année à Gradignan.  Pas le moindre auto-édité(e) à l’horizon, des gros succès en tête d’affiche et des libraires importants (Mollat, la plus grande librairie de France…).

Il y a FOULE !

Des files d’attente pour les dédicaces. La foule, car il y a vraiment FOULE, est drainée par des cordes pour se faire dédicacer son livre auprès de l’auteur vedette Harlan Corben  mais aussi Peter F.Hamilton et pour la France d’autres livres qui cartonnent : Aurélie Valogne , Virginie Grimaldi, Philippe Torreton etc. Une centaine d’auteur(e)s en tout.

Mon premier sentiment est de me réjouir que les livres attirent tant de monde (bon, nous sommes tout proche de Bordeaux ville très peuplée et des navettes gratuites amènent les visiteurs depuis l’agglomération et ses villes environnantes).

Un rythme infernal pour certain(e)s !

Mon deuxième sentiment est de compatir avec les auteur(e)s vedettes qui signent à la chaine comme le poinçonneur des lilas fait des trous dans les billets. C’est un rythme infernal, coincé(e) derrière sa table, bonjour, prénom ? hop ! on signe. Une petite dédicace pas trop grande pour ne pas perdre de temps et au suivant… Epuisant des heures durant dans cette atmosphère surchauffée… Bon, en même temps, cela doit quand même être bien rémunérateur ce travail à la chaîne, pour une fois que le travail à la chaîne paye bien 😉 !

Les auteur(e)s moins connus serrés les uns à côté des autres attendent et signent de temps en temps ou peuvent se permettre d’avoir un vraie conversation avec les personnes qui s’arrêtent.

Les auteur(e)s peuvent être fier(e) d’eux !

En parlant de chaîne, c’est en effet tout la “chaîne du livre” que les auteur(e)s font vivre : distributeurs, diffuseurs, éditeurs et tous leurs personnels ainsi que les “free lance” qu’ils emploient sans oublier les libraires et les vendeur(e)s dans les points de vente de France et de Navarre. Des milliers de personnes vivent grâce à l’imagination et les histoires couchées sur le papier par des auteur(e)s ! Sans compter le plaisir évidemment qu’ils ou elles donnent à leurs lecteur(e)s bien sûr !

Auteur ou Auteure ? une discrimination toujours bien présente en  2017 !

Dans une tente à l’extérieur, des livres jeunesse : une chose me frappe d’emblée : il y a une majorité d’ hommes comme auteur(e)s , pourtant tant de mamans se lancent dans l’écriture d’histoires pour leurs enfants ! Je remarquerai aussi que pour les livres adultes, environ deux tiers sont des hommes. Les auteurs choisis par les organisateurs et les éditeurs traditionnels restent des hommes, la parité n’est pas passée par là, en 2017 ! Par contre, les lecteurs(e) sont en majorité des lectrices !

J’avais été à un salon de la BD dans ce même bâtiment, cela avait été encore pire : sur environ 50 auteur(e)s, deux femmes seulement ! Pourtant les femmes écrivent beaucoup, plus que les hommes mais le “plafond de verre” existe aussi comme dans d’autres arts : la couture, la cuisine… Cela devient choquant quand même… Même les éditrices femmes choisissent souvent des livres écrits par des hommes de préférence, comme cela, sans forcément y réfléchir. Ou bien est-ce plus vendeur ? Je ne sais pas… Enfin, le constat est là…

Salon de Buzet sur Baïse :

Un autre type de salon du livre le lendemain. Me voilà bien installée avec une table pour moi toute seule, la personne avec qui je devais la partager n’est pas là : une aubaine, mes 11 titres vont pouvoir être mis en valeur bien correctement, j’ai de la place !

Au Salon de Buzet sur Baïse, je prendrai le temps de regarder un peu la répartition par sexe des 61 auteur(e)s présents : il me semble que c’est à égalité à peu près, autant d’hommes que de femmes mais il s’agit d’un salon pour de petites maisons d’éditions ou des auto-édité(e)s : ce n’est pas du tout la même chose ! Le budget est restreint mais les bénévoles sont là, présents et actifs, la belle salle des fêtes grande et claire, les organisateurs au top, qui ont œuvré avec constance pour que ce salon soit une réussite. Une première édition du salon qui est effectivement un succès !

Prendre le temps de la rencontre :

Evidemment, en tant qu’auteur(e), il faut être patient, les visiteurs viennent souvent à partir de 14h30 15 h. Mais le matin, il est très agréable de prendre le temps de découvrir les livres des autres de bavarder entre nous, de faire connaissance… J’ai une voisine charmante, Yvonne Robert et je ne peux m’empêcher d’acheter son livre “La liseuse” (le vêtement de nos grand-mères pas l’objet électronique !) , ce livre m’attire… Je fais la connaissance d’autres auteur(e)s  forts sympathiques et je vois en “vrai” deux personnes que j’ai pour “ami” sur FB depuis longtemps…

Joseph JOFFO :

Le parrain de salon est Joseph Joffo, qui a vendu 20 millions de  “sac de billes” ! paru en 1973, impressionnant tout de même !  Malheureusement avec ses 86 ans, sa santé ne lui a pas permit d’être présent. Occasion d’avoir une pensée pour lui et de me souvenir de ce livre que j’avais lu dans mes jeunes années…

Nous avons même les honneurs de la visite du maire et du député du lieu !

Le bonheur du “petit(e)” l’auteur(e) est là, non pas de signer à la chaine mais de discuter quelquefois longuement avec des personnes qui nous font l’amitié de s’intéresser à notre littérature. On prend tout son temps pour la dédicace, on peut la faire longue et l’adapter à la personne avec qui on vient d’avoir un vrai échange.  Un plaisir !

On s’aperçoit en discutant avec les uns et les autres que les ventes moyennes en auto-édition rejoignent souvent celles des livres publiés par les éditeurs traditionnels (environ 500 ou  600 exemplaires). C’est important à souligner. De même, de plus en plus de personnes choisissent vraiment l’auto-édition alors qu’elles pourraient faire autrement.

Alors Salon Lire en Poche versus Salon de Buzet en Baïze ?

Voilà un week-end  dédié aux livres avec des salons différents mais complémentaires, chacun dans leur genre. Ne pas choisir mais continuer à fréquenter les livres et leurs auteur(e)s… Peu importe l’éditeur, peu importe l’auto-édition, le nombre de livres vendus ou je ne sais quel autre paramètre : pourvu que ce livre nous parle et nous enchante !

PS : la version 2018 de Lire en poche a mis à l’honneur des femmes auteures notamment les têtes d’affiches ! Bravo ! Encore un petit déséquilibre dû aux auteur(e)s thrillers, polars mais sinon la parité était là sur les autres genres ! Bravo aux organisateur(e)s !

Parution de mon livre : Une Plume de Colombe

livre I. Desbenoit
une plume de Colombe
Une plume de Colombe
résumé Une Plume de Colombe

 

Le voilà, Mon dernier livre ! prêt à se laisser lire et découvrir ! Une Plume de Colombe…

Il est disponible dans toutes les librairies (base DILICOM, distribution SODIS) ainsi que sur internet sur toutes les plateformes de vente en ligne. Je vous encourage vraiment à aller l’acheter chez votre libraire préféré si vous le pouvez plutôt que sur internet.

Une “méga” promotion pour les 8 semaines à venir : l’e-book sera à  0.99 euros au lieu de 4.99 euros. La contrepartie sera de laisser un commentaire de lecture 😉  Merci !

Je vous laisse découvrir ce nouveau Recueil de Nouvelles en espérant qu’il vous plaira 😉 !

Genèse du livre :

Les dix nouvelles qui constituent le livre ont été glanées durant cette année 2017. Je les ai écrites petit à petit au fur et à mesure qu’elles me venaient à l’esprit. Comme d’habitude, j’étais totalement habitée par l’histoire et les personnages pendant que je couchais sur le papier chaque récit et j’avais beaucoup de mal à quitter mes héros… Une nouvelle, c’est finalement comme un roman : on met en place un monde qui, même si il est plus concis en nombre de signes, est aussi vivant et réel que lorsque l’on écrit un roman. Pourquoi avoir intitulé l’ouvrage ” Une Plume de Colombe”  ? Et bien, parce qu’il s’agit de la première nouvelle et que mes bêta-lecteurs m’ont tous(e) dit qu’elle était très originale, elle a semblé être un peu la grande sœur des autres ! L’émotion y est bien présente… Mais je ne vous en dit pas plus ! Les 9 autres sont également très variées dans leur contexte, j’ai beaucoup aimé les écrire aussi et je vous les livre donc, avec la joie au cœur…  Avec l’espoir qu’elles vous feront passer un excellent moment d’évasion et qu’elles vous donneront de belles émotions !

Bonne lecture !

Mes Dédicaces Automne 2017

Voici donc le calendrier de mes Dédicaces Automne 2017 :

Dimanche 8 Octobre  2017 de 9h30 à 18h  : Salon de Buzet sur Baïze (47)

 Je suis très contente d’y aller et j’y retrouverai, en autres,  un ami auteur de FB avec qui j’ai plaisir à discuter mais que je n’ai encore jamais rencontré dans la vraie vie ! Il s’agit de Sébastien Fritsch : vous pouvez retrouver son site ICI .

D’autre part, ce salon est parrainé par Joseph Joffo. Pour celles et ceux qui sont dans la tranche d’âge adéquate, c’est l’auteur du fameux  “Sac de billes“. Je l’avais lu à l’époque…  Et vous ? Voici l’affiche du salon :

salon du livre
salon de Buzet sur Baïze octobre 2017

 

Le 5 Novembre 2017  de 9h 12h30, j’aurai la joie de dédicacer mes livres à la MP de LEOGNAN (33) : Voici l’affiche… 

maison de la presse LEOGNAN
Dédicaces I Desbenoit 2017

 

Et pour finir l’année en beauté, je me rendrai chez mon ami Pascal que l’on ne présente plus, à la librairie le MERCURE GALANT de CESTAS, (33) le samedi 2 décembre  2017 de 9h30 à 12h30.

Vous savez le libraire qui vend aussi des voitures ! c’est pas banal non ?

Librairie le MERCURE GALANT
librairie

Donc une Dédicace par mois, je redeviens sérieuse 😉 ! Surtout que j’aurai à vous présenter mon nouveau livre ! Je vous le mets ci-dessous dès qu’il est publié… On y parlera de beaucoup de choses, on y découvrira beaucoup de personnages… Mais je ne vous en dis pas plus, si tout va bien, d’ici 15 jours ou trois semaines, il sera disponible…

Deux livres par an, j’ai tenu mes objectifs encore pour cette année ! Mes lectrices et mes lecteurs me poussent à écrire et c’est très bien ainsi. C’est pour eux que j’écris d’abord et je sais que certain(e)s attendent ! Et cela m’incite à tenir mes délais plus que tous les plannings du monde !

La soupe aux Crocodiles par Magali Cervantes

 

livre de Magali Cervantes
la soupe aux Crododiles

La soupe aux Crocodiles de Magali CERVANTES est parue chez BoD en juillet 2017. L’ouvrage compte 234 pages et est vendu au prix de 15 euros.

La couverture :

Ce livre m’a attirée par sa couverture. On dit que c’est un facteur important concernant la vente des livres mais c’est vrai ! Il s’agit d’une photo en noir et blanc, où l’on voit deux femmes qui marchent. L’une est de dos, l’une est de face. Elles se croisent sans se regarder… L’une est brune, l’autre est blonde. Celle qui est de face baisse la tête, l’on ne voit que peu son visage. Une impression de contraste et de mystère se dégage de cette image.

Le roman, la soupe aux Crocodiles :

J’ai lu avec un grand intérêt ce roman. Magali CERVANTES écrit depuis longtemps. C’est son deuxième livre mais j’ai eu le sentiment que ce roman était écrit comme si c’était le premier. C’est-à-dire que l’auteure met énormément de ce qu’elle est dans les deux personnalités des personnages principales : Myriam et Marjorie. Le style est descriptif et vivant. Tout au début, je me suis dit : “tiens, cela ressemble à ma manière de mettre en place mes personnages dans les nouvelles que j’écris 😉 ! “.

Deux femmes très différentes mais qui se rejoignent par l’accablement qui les gagne devant leurs difficultés qui sont comme les deux faces d’une même médaille. Le chômage et la solitude pour l’une et le burn-out et  la déprime pour l’autre.  Elles ont en commun des soucis financiers et le poids de la responsabilité d’être mère et de devoir aider leurs enfants qui, eux aussi, ont leurs lots de difficultés. Les enfants également semblent bien à la peine dans la société dépeinte par l’auteure.

Comme si, en décrivant ces deux personnages et leur vie parfois si lourde, l’auteure voulait nous faire prendre conscience de ce que subissent les femmes dans notre société occidentale. L’auteure se fait militante prônant la  lutte sociale, le respect de l’étranger etc. Les deux personnages, Myriam et Marjorie, sont décrites de telle manière que le lecteur(e) puisse comprendre ces thématiques chères à l’auteure. L’auteure veut convaincre. C’est une battante, une militante et ses personnages lui ressemblent. C’est surprenant et inédit pour moi dans mes lectures de fictions : mais pourquoi pas ?

Sur la forme :

Quelques règles typographiques ou manière de présenter à revoir : virgules oubliées pour les dialogues ou majuscules en trop. Par contre, pas de fautes d’orthographe, enfin tout en lisant rien ne m’a sauté aux yeux… Donc rien de grave et une personne qui n’écrit pas elle-même ne remarquera pas vraiment ces détails.

Pour revenir au fond :

Magali Cervantès montre dans son roman tous les travers d’une société moderne qui contraint énormément les individus. C’est la rançon du haut niveau de sécurité des pays dits “riches” par rapport aux sociétés traditionnelles. Les organisations, notamment du travail, mettent la productivité et la rentabilité  des personnes au centre épuisant certain(e)s et laissant d’autres dans l’inaction et l’inutilité sociale. Une société de plus en plus individualiste et productiviste, donc.  Après bien des souffrances morales, les deux héroïnes trouveront enfin l’apaisement. Et cela en se faisant une place qui leur convient dans cette société et en développant leurs talents propres.  Un message d’espoir  pour toutes les lectrices et les lecteurs qui intervient à la fin du roman. Elles trouvent leur salut dans des activités professionnelles “solitaires” finalement, qui les extraient de la pression sociale et du travail collectif tout en leur donnant une reconnaissance de ce qu’elles sont vraiment et dans ce qu’elles aiment. Mais je ne vous en dit pas plus car vous découvrirez par vous-même tout cela. 

Important : si vous avez aimé “la soupe aux crocodiles”, il s’agit du tome 1, il y aura donc une suite, vous retrouverez vos héroïnes préférées bientôt donc 😉 !

Quand au titre, il a fait aussi partie de mon intérêt à choisir ce livre, il est intriguant ! Je vous laisse découvrir par vous-même à quoi il correspond en lisant vous-même le livre 😉 !

TÊTE D’AMPOULE ! par Laure Malaprade

 

 

TÊTE D'AMPOULE
Livre de Laure Malaprade

Je reprends, après un interruption de plusieurs mois, mes recensions de livres BoD. Aujourd’hui,  TÊTE D’AMPOULE ! de Laure MALAPRADE.

TÊTE D’AMPOULE ! est un petit livre au format poche de 90 pages publié chez BoD en Avril 2016. Il est vendu au prix de 6.99 euros. Il est accessible à partir de 10 ans.

Alors que Laure MALAPRADE  sort tout juste son troisième livre “Métro Plage Monge“, je me suis intéressée au premier, “TÊTE D’AMPOULE !”, refusant de lire  la moindre chronique ou commentaire pour me faire ma propre opinion et découvrir par moi-même ce petit roman. Cela faisait longtemps que j’avais envie de le lire… Le titre m’avait interpellé et amusé. En fait, je ne voyais pas trop à quoi faisait référence une “TÊTE d’AMPOULE”. Mais à la lecture du livre, on comprend tout !

Commençons par la forme pour une fois puisqu’en fait, il y a rien à dire : c’est tout à fait professionnel.

Sur le fond :

Ce petit volume, très vite lu par un adulte, présente un intérêt très fort aussi bien pour les adultes que pour les enfants : Pourquoi ?

Nous vivons dans ce récit, de l’intérieur, ce qui se passe dans la tête d’une enfant précoce, Julie. Le terme de “surdoué(e)” n’étant pas très approprié même s’il est très employé et compréhensible par tous. Qui dit “sur”doué(e) dit aussi “sous”doué(e). Hors, ce n’est pas du tout cela, c’est une forme de pensée et d’être différente. Laure Malaprade montre bien, par la voix de sa petite héroïne, ce que c’est que la “douance”. Les choses sont expliquées avec précision et en même temps dans un langage que même un enfant de 10 ans peut comprendre.

Nous suivons donc cette petite élève diagnostiquée“très en avance” . Elle va être amenée à suivre des cours avec des enfants plus âgés qu’elle. Sa manière propre d’être au monde, de penser, de ressentir les émotions, sa différence d’âge vont lui occasionner de sérieux problèmes avec les autres élèves. Ce qui est intéressant c’est de voir comment les adultes réagissent devant sa détresse, qu’elle finit par exprimer et aussi comment ils vont s’y prendre  avec  les enfants qui la harcèlent.

TÊTE D’AMPOULE !

Un livre “intelligent” que l’on devrait faire lire à tous les enfants/ados et leurs parents et qui peut ensuite donner lieu à des discussions plus larges sur la “différence“. Car si la “douance” est une différence, il y en a bien d’autres. Par exemple, différences physiques (poids, taille, couleur peau, cheveux, yeux, que sais-je ?)  mais aussi d’autres différences : autisme, dyslexie etc etc. Nous avons toutes et tous notre différence… Et c’est bien dès le plus jeune âge que l’on doit s’y confronter. De fait,  c’est à l’école primaire ou au collège que les adultes doivent sans relâche l’expliquer. Ne pas être tous pareils est une richesse incomparable, que serait un monde de clones rigoureusement identiques ? Qu’est-ce que l’on s’ennuierait !

En lisant ce livre de Laure, on a une vision très claire, synthétique et précise sur ce que vivent les personnes dont le QI (Coefficient Intellectuel) est plus élevé que la moyenne. De plus, l’on est happé par les péripéties vécues par Julie. C’est pourquoi, l’on ne s’ennuie pas une seule seconde et l’on a vraiment envie de continuer sa lecture jusqu’à la fin.

Je recommande la lecture de TÊTE D’AMPOULE ! en famille. Un petit livre qui nous explique tout sur les personnes dites à “haut potentiel”. Sa petite héroïne Julie, courageuse est en même temps terriblement efficace pour nous faire comprendre ce qui se passe réellement dans son cerveau et dans son coeur.