Vendre des livres, de l’auteur à la librairie : la chaine du livre
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| La chaine du livre : vendre ses livre |
L’auteur(e) crée le livre (bon, à par pour ceux qui ont un « nègre » 🙂 ). Il ou elle écrit le livre, c’est le point du processus de la chaine du livre. Même s’il ne recevra, dans l’édition traditionnelle, que 5 à 10% du prix final du livre, il ou elle est à l’origine de tout 🙂 ! Il ne faut quand même pas l’oublier.
Il s’occupe de faire fabriquer le livre par l’imprimeur l’ayant mis en forme (corrections, couverture, quatrième…) pour que le livre devienne une réalité physique. Dans l’édition traditionnelle, c’est souvent un nombre défini de livre (1000, 3000, 50000…). Le livre sortira à une date donnée et restera un certain temps en librairie. Ensuite les invendus partiront au pilon.
de nouveau Wikipédia :
« Un distributeur de livres est une structure visant à distribuer les livres des maisons d’éditions.
Le distributeur assume les tâches logistiques liées à la circulation physique du livre (stockage, transport) et à la gestion des flux financiers qui en sont la contrepartie : traitement des commandes et des retours, facturation et recouvrement.
Les activités commerciales et marketing (présentations des nouveautés, prises des commandes) sont assurées par le diffuseur et ses équipes de représentants.
La diffusion et de distribution coexistent parfois au sein d’une même structure. »
Donc le distributeur stocke les livres, les livrent chez les libraires et assurent également les flux financiers. Les trois principaux leader du marché en France sont Sodis, Hachette et Interforum. Il en existe une quantité d’autres.
La fabrication du livre n’est que la face immergée de l’iceberg mais que les 3/4 du travail ailleurs. Alors ne parlons pas des maisons à compte d’auteur qui vous font payer des sommes folles pour ensuite vous laisser les livres sur les bras… !
Il existe tout un réseau assez compliqué pour les flux financiers et physique, je ne vais pas détailler ici. Retenons que sans commerciaux qui démarchent les librairies et sans logistique qui achemine les livres, inutile d’espérer être lu. Après, on peut aussi faire tout cela soi-même me direz-vous : certes…
5) Les points de ventes : Librairies, hypermarchés culturelles, Points Presse….
Après, tout le travail du libraire est de « mettre en scène » le livre, de le faire connaitre pour qu’il puisse être découvert par le futur(e) lecteur(e). Il faut savoir que les libraires sont souvent débordé(e)s par l’avalanche de nouveauté et les flux incessants. Une nouveauté chasse l’autre. Nous sommes maintenant dans la gestion du « Trop » et non de la pénurie.
Un livre sort sur les verrines ? : 20 autres paraissent sur le même thème. nous sommes dans l’orgie littéraire…
Alors, effectivement, le pauvre auteur(e) auto-édité(e) qui arrive pour présenter son livre dans une librairie se fait bien souvent éconduire: « on a déjà assez de livres comme cela à gérer ! » C’est là où l’on reconnait les « bonnes librairies » : elles savent sélectionner le panel qui pourra intéresser leurs clients tout en maintenant l’œil ouvert sur la littérature non-estampillée par les grandes maisons d’éditions qui tiennent le haut du pavé. On présentera des petits éditeurs intéressants, des auteurs auto-édités dont le livre semble bien corresponde à un certain public… On n’engrangera pas les livres comme des boites de conserves (cf certains rayons livres dans les supermarchés…) mais on y verra un véritable produit culturel unique et original.
On se rappellera qu’un livre fait rêver, voyager, et peut même changer la vie de certain(e)s lecteur(e)s. Il est donc de la plus haute importance de choisir ce que l’on souhaite vendre. (dixit un libraire).
Pour résumé, voici un camembert comme cela se fait souvent, voici les marges respectives de chacun des intervenants dans la chaine du livre

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